En Bretagne, il y a deux écoles. Il y a ceux qui ne jurent que par le croustillant du beurre caramélisé, et ceux qui fondent pour la douceur crémeuse (avec ou sans pruneaux, c’est un autre débat !). Aujourd’hui, c’est le choc des titans. D’un côté, le monument de Douarnenez. De l’autre, le classique des dimanches en famille. Sortez les serviettes, le match commence.
Le Challenger n°1 : Le Kouign-Amann
Son petit nom : « Le gâteau au beurre » (littéralement). Son origine : Douarnenez, vers 1860. Une invention née d’une pénurie de farine et d’une abondance de beurre. Le résultat d’un « ratage » devenu chef-d’œuvre. Pourquoi on l’aime : Pour cette croûte caramélisée qui colle aux dents. Pour ce feuilletage impossible à reproduire à la maison. Pour ce moment où on le mange tiède et où le beurre coule légèrement sur les doigts. C’est le péché mignon absolu, le gras assumé, la gourmandise à l’état pur. Son point faible : Il faut prévoir une sieste après la dégustation.
Le Challenger n°2 : Le Far Breton
Son petit nom : Le « Farz forn » (Far au four). Son origine : La Bretagne rurale du 18ème siècle. Un plat simple, économique et nourrissant pour les jours de fête religieuse. Pourquoi on l’aime : Pour sa texture dense et fondante, proche du flan mais en plus « costaud ». C’est le goût de l’enfance, le dessert de grand-mère par excellence. Il rassure, il cale, il réconforte. Le débat dans le débat : Avec ou sans pruneaux ? Les puristes diront « nature », les gourmands diront « pruneaux » (historiquement ajoutés par les marins car ils se conservaient bien).
Le Verdict de la Rédac’
C’est un choix impossible.
- Vous voulez de l’adrénaline et du sucre ? Team Kouign-Amann.
- Vous voulez de la douceur et du souvenir ? Team Far Breton.
Mais ici, c’est une démocratie. C’est à VOUS de trancher pour élire le Roi des desserts bretons.

Kouign-Amann
Team Kouign-Amann
© Dequin Nicolas / Tourisme Bretagne

Far Breton
Team Far Breton
© Granit Roz





